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09.05.2008
Etranges et secrètes
Les mares de Marie Galante .
Mare Bambou, Mare du Robert, Mare de Ste Croix, Mare Demay du nom de son fondateur connue sous le nom de Ma Dimé, la mare d’Aimer…de bien belles histoires pour la veillée du soir.
Par contre, la plus célèbre et la plus triste
la Mare au Punch, histoire racontée , pimentée au fil des générations.

Suite à la première participation des anciens esclaves aux élections législatives en 1849 et aux multiples tentatives de fraudes des anciens maîtres, une partie de la population noire retourne à l’habitation Pirogue pour demander des comptes...
...sans suite, ils massacrent les lieux et déversent dans la mare les stocks de sucre et de rhum afin d’y faire un punch géant. Les voisins participent à la fête.
3 jours de réjouissances
Trop de souffrance coulait dans leurs veines.
Les blancs s’indignèrent et essayèrent d’arrêter ces liesses. L’inverse se produisit.
Furieux, Roussel Bonneterre, ancien maître esclavagiste de l'habitation Pirogue, quémanda l’aide du père Jésuite afin de calmer ces effusions . Des religieuses firent de leur mieux pour apaiser les danseurs.
Puis , un cri ! . Un sabre venait de trancher le bout des seins de l’une des religieuses. La fête continua . Dans les vapeurs de rhum , ces hommes célébrèrent enfin des années de vie volée .Qui aurait pu leur en vouloir ?
.. Sanglant !

Une chanson relate encore ces faits dans le folklore créole.
« Yo douci ma a yo
Yo mété sik, yo mété wom
Yo mété difé en cann
Yo fès l’abé dansé
Yo coupé tété a lésé
Yo mangé sapoti en dob ».

« Ils ont adouci leur mare
Mis du sucre, mis du rhum
Ils ont incendié des champs de canne
Ils ont coupé les seins des religieuses
Fait danser le curé
Ils ont mangé des sapotilles en daube ».
08:07 Publié dans Guadeloupe | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note


